Ma révolution intérieure : de la “femme pressée” à l’étudiante en naturopathie

Découverte naturopathie format event

Il y a deux ans, jour pour jour, j’ai mis un dernier pied à la Défense. Cet endroit qui m’avait tant fait rêver (avant que je n’y mette mon premier pied) était devenu le symbole de ma douce désillusion.


J’adorais ma boite, mes collègues, mon salaire aussi. Bien sûr, les projets commandités au dernier moment, le management volatile, la pression, tout ça faisait pencher la balance. Alors pour nous calmer, on avait notre baby foot, nos batailles de pistolet et nos supers séminaires, et j’avoue que ça marchait pas mal.

Mais voilà…je ne me sentais pas à ma place. Tellement cliché à dire mais si difficile à se l’avouer.


En école de commerce, on nous a vendu du rêve, “vous allez être l’élite de demain”, j’ai toujours pensé que c’était d’un ridicule mais ça me mettait dans une position bien confortable. On ne nous a jamais dit “vous allez être heureux et épanouis”. J’aurais du sentir l’embrouille dans cette histoire…

Pendant mes années en entreprise, on me parlait carrière. ça aussi ça me faisait rêver…oui, mais ça, c’était avant de mettre ce premier pied en entreprise et de voir ceux qui avaient fait carrière. Je voyais le prestige, les gros salaires, le respect, mais l’épanouissement professionnel était bien caché. “Amandine, ne fais pas ça, ce n’est pas bon pour ta carrière”. La dernière personne qui m’a dit ça m’a fait un cadeau formidable. J’ai demandé ma rupture conventionnelle.

Qu’est-ce que la naturopathie ?

Aujourd’hui, je suis étudiante en école de naturopathie dans le Jura.

La naturopathie est une médecine naturelle qui accompagne la personne pour qu’elle prenne en main sa guérison, qu’elle devienne actrice de sa santé. C’est un peu le “Do It Yourself” de la santé. En lui redonnant ce pouvoir, on lui permet de rechercher les causes profondes de sa maladie et non de traiter uniquement le symptôme.


Le naturopathe s’appuie sur différentes techniques : l’alimentation, les cures de detox, l’aromathérapie, la phytothérapie, la réflexologie, la gestion du stress, la respiration, etc… Elles sont utilisées de manière physiologique ; le corps a naturellement le pouvoir de se guérir tout seul. La naturopathie est là pour lui donner un coup de pouce. Pas question de cacher les symptômes.

Le maître mot de cette médecine est HOLISTIQUE. On voit le corps dans son ensemble et non bout par bout car on considère que tous les systèmes du corps sont liés et interdépendants : système digestif, reproducteur, respiratoire, musculaire, nerveux, etc…


Aujourd’hui, j’ai des douleurs au dos, troubles menstruels et digestifs. Tous ces dysfonctionnements sont situés dans la même zone de mon corps et quelquefois apparaissent en même temps. Je ne sais pas encore comment les guérir, par contre, j’ai des pistes. Je note tous les symptômes, mon alimentation, mes faux-mouvements. Et je suis mon cycle féminin. On dit que c’est en observant la nature qu’on la comprend. Je le vois comme un jeu mais pas que ; c’est un acte de prévention car avant l’apparition d’une maladie, le corps lance un ou plusieurs appels. Ce sont ces symptômes que nous arrivons si bien à passer sous silence.

Pourquoi une reconversion dans la naturopathie ?

Je n’ai pas changé du jour au lendemain. Avant ma rupture conventionnelle, je suis entrée dans le monde associatif (Alternatiba — association pour le climat), j’ai fait une formation pour créer sa start-up (The Family — Koudetat) et j’ai participé à de nombreuses conférences pour voir le monde autrement.


En réalité, ma transformation a commencé il y a des années. Depuis que j’ai 15 ans, je consulte un psychologue. Je suis une écorchée vive, je capte toutes les émotions, ce qui rend ma vie à la fois cruellement passionnante et admirablement déstabilisante. En bref, j’ai des hauts, j’ai des bas. Je pense à cette époque que ma santé globale dépend essentiellement de mon mental.

Mais j’avais un peu oublié le corps. A mes 25 ans, ma psy m’a dit :

“Ton corps est ton véhicule, mais contrairement à une voiture, si ça tombe en panne tu ne pourras pas en changer.”

Je ne comprends pas très bien quand elle me parle de mon corps et je me rends vite compte que je suis déconnectée de lui. Cette prise de conscience est en réalité une première phase de reconnexion.

Je me suis mise à vouloir prendre soin de lui ; la peur de la mort, je ne sais pas trop, mais la peur des rides et de la dégradation corporelle, oui clairement.

J’ai les cheveux gras, une mine fatiguée et j’avoue une flore intestinale pas mal désordonnée.

Tout a commencé avec Aroma Zone, je me suis mise à faire mes cosmétiques moi-même, ça m’éclatait de voir qu’en réalisant mes produits j’étais poussée à mieux prendre soin de moi. Car il y a un geste d’amour envers soi qui se créé et le fameux cercle vertueux se met en place.


Je fais un voyage en Inde qui transforme ma vie et un panchakarma ; traitement de la médecine traditionnelle indienne qui vise à nettoyer le corps. Je vous passe les détails mais ça va des massages au nettoyage du colon. Quand on fait un panchakarma, on s’isole et on restreint ses activités pour laisser le corps travailler. Toute activité cérébrale ou physique est proscrite. J’apprends à méditer et à ne rien faire.

Ne rien faire, je ne connaissais pas. Pas un trajet en métro sans facebook, un livre ou de la musique. Le repos de l’esprit, je trouvais ça ennuyeux, inutile et improductif. J’étais loin d’imaginer que ça m’amènerait à mieux penser.

J’entame mes semaines de silence et de méditation. Je fais un stage d’un mois de yoga-thérapie pour me soigner. J’apprends à respirer. Je n’avais pas conscience que je vivais en apnée, c’est en observant sa respiration qu’on s’en rend compte. J’apprends à augmenter ma capacité pulmonaire en bombant mon thorax et en respirant par le ventre. Mon esprit se calme, je me sens plus apaisée.


C’est en méditant que je m’avoue vouloir faire une école de naturopathie. C’était dans un coin de ma tête depuis longtemps mais bien caché. Avec mon passé et mon hygiène de vie, je trouvais cela un peu caricatural. Pas du tout en fait.

Pour moi la naturopathie, c’est l’amour de soi car à partir du moment où l’on s’aime, à partir de ce moment-là, tout processus de transformation n’est pas contraignant ; ça va de soi, je prends soin de moi non pas parce qu’il le faut, que la maladie me guette, non je prends soin de moi car cela me nourrit.

S’aimer est souvent connoté de manière négative et vu comme de l’egocentrisme, mais en réalité, il s’agit de s’accepter tel que l’on est avec ses qualités et ses défauts et arrêter cette petite voix dans notre tête qui nous juge en permanence. S’aimer inconditionnellement nous amène à mieux aimer les autres.


En 2 ans, j’ai énormément appris sur moi et me suis beaucoup transformée. Je ne me suis pas perdue, on pourrait même dire que je me suis retrouvée. Alors, je continue d’arroser ma graine et c’est cet élan que j’ai envie de partager avec vous via ma page facebook “arrose ta graine”.

Un nouveau pas vers l écologie intérieure. On n’a plus qu’à germer… Amandine

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